
Une ultime répétition salutaire avant le concert.
Les derniers réglages avant le concert de samedi 22 juin à l’église du Vast étaient un peu inquiétants. Les choristes ont eu du mal à s’adapter à l’acoustique. Ils se sont appliqués deux fois plus le concert venu, et cette fois-ci, les oeuvres se sont enchainées sans accroc. Le violoncelle de Jet Planken a pu se mettre au diapason. Et la cheffe Cécile Duverger évacuer ses dernières craintes et donner la pleine mesure de son talent.
Environ quatre-vingt personnes sont venues écouter le choeur de Cherbourg. Le Pater Noster de Gounod a ouvert le bal et suscité les premiers applaudissements. Puis les Sept paroles du Christ de Gounod ont installé un grand silence dans l’église. Le public a semblé saisi par la voix du récitant, Benjamin, qui lisait les paroles avant que le choeur les interprète avec émotion. Salve d’applaudissements à nouveau à l’issue de ce long cheminement.
La première partie s’est achevée par trois premiers motets de Claudio Monteverdi, dont le magnifique Confitebor. Il a permis de mettre en valeur la voix chaude et précise de la soprane Nathalie Omond, aux prises avec une partition très compliquée dont elle s’est très bien sortie. A l’entracte, les commentaires ont été très élogieux.
Beaucoup de générosité
La seconde partie du concert est encore montée d’un cran dans la difficulté avec les litanies à la Vierge, puis le Cantate domino.
C’est alors que Résonance s’est livrée à un exercice dont elle a le secret, en offrant un vrai bijou de musique contemporaine à l’assistance: le Svyati de John Tavener, très déroutant, avec ses arabesques au violoncelle et ses mélodies flottantes à treize voix!
Jet Planken a été chaleureusement applaudie après sa prestation. Il a fallu bisser avec le Cantate pour prendre congé de cette belle église. Les bénéfices de la soirée seront remis à l’association pour le Rayonnement de l’Eglise du Vast en vue de la restauration du tableau de la Fuite en Egypte.
La présidente avait, en début de concert, tenu à remercier Résonance pour son geste. Et le maire du Vast, qui a accueilli le groupe avec une extrême gentillesse…et de belles brioches, a souhaité que le choeur revienne une troisième fois dans sa commune.

La restauration du tableau est estimée à 10 000 euros.

L’église du Vast telle que les choristes ont pu la découvrir dans son écrin de verdure samedi avant le concert.