
Cécile Duverger, à droite, et Jet Planken, violoncelliste, applaudis très amicalement par les choristes et le public.
Des spectateurs debout. Applaudissements nourris et même quelques cris de joie au fond de l’église Saint-Martin mardi soir. L’ensemble choral Résonance de Cherbourg a terminé sa saison sur une très bonne note!
A l’heure de recevoir les bouquets de fleurs, Cécile Duverger, la cheffe de choeur, était soulagée du travail accompli par ses choristes. Jet Planken, la violoncelliste, concentrée plus que jamais dans la restitution du chant orthodoxe de John Tavener, pouvait enfin sourire franchement. Tout comme Nathalie Omond, la soliste, plébiscitée après le Confitebor de Monteverdi.
C’est surtout une équipe qui a été récompensée, composée de trente-sept choristes depuis l’arrivée cette année de nombreuses voix nouvelles dont des voix d’hommes puissantes. Une chance au regard du programme proposé par Cécile Duverger.
Les Sept Paroles du Christ de Gounod, récitées par Benjamin et chantées avec force par le choeur, ont fait passer le frisson dans l’assistance. Les motets à la Vierge de Monteverdi, si complexes, ont permis à la chorale de donner toute l’étendue de ses capacités, avec des litanies poignantes en point d’orgue. Quant au Svyati de Tavener, interprété dans un silence de cathédrale sur des partitions toutes faites d’arabesques et de profondes basses, il en a laissé plus d’un bouche bée.
Après le succès du premier concert au Vast trois jours avant, Résonance a confirmé, quarante ans après sa création, qu’elle est arrivée à pleine maturité.