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Résonance a fait chavirer le public de l’église du Vast

Samedi soir à l’église Notre-Dame du Vast, les choristes de Résonance ont une nouvelle fois étonné leur public.

Les auditeurs du concert ont ovationné debout leur prestation à couper le souffle. Et il fallait en avoir, du souffle, pour tenir, sous une chaleur suffocante, les envolées magistrales de Haendel qui ont conclu cette soirée.

Le « God save the King », extrait de « Zadock the Priest » a été bissé, et la seconde version, comme la première, a été entonnée avec fougue. Dans le choeur, il parait que l’effet était encore plus impressionnant, tellement les voix, parfaitement calées sous les ordres de la cheffe Cécile Duverger, se répondaient avec générosité et précision.

Il est vrai que cela n’avait rien à voir avec les répétitions. L’acoustique de l’église, l’accompagnement des quatre musiciens, et la présence du public nombreux, ont contribué à ce succès.

Avant les morceaux de bravoure des airs royaux, l’ensemble choral de Cherbourg avait également très bien réussi l’interprétation compliquée de trois oeuvres du contemporain Arvo Pärt, en particulier la troisième, « The deers’Cry », qui a fait passer un petit frisson dans l’assistance.

Et surtout, « Les lamentations du prophète Jérémie », du compositeur baroque italien Francesco Durante, avec des notes toutes en nuances et en frottements, ont été une véritable découverte.

Il ne reste plus qu’à renouveler la performance ce mardi 24 juin à 20h30 à l’église Saint-Martin d’Octeville. Le choeur amateur de Cherbourg a deux jours pour s’en remettre et pour appliquer les remarques toujours exigeantes de Cécile.

L’attente du public, ici avant le spectacle, a été récompensée.
Cécile Duverger, fidèle à son habitude, a donné au public quelques informations savoureuses sur les compositeurs.

Les choristes de Résonance très applaudis à l’église du Vast

Une ultime répétition salutaire avant le concert.

Les derniers réglages avant le concert de samedi 22 juin à l’église du Vast étaient un peu inquiétants. Les choristes ont eu du mal à s’adapter à l’acoustique. Ils se sont appliqués deux fois plus le concert venu, et cette fois-ci, les oeuvres se sont enchainées sans accroc. Le violoncelle de Jet Planken a pu se mettre au diapason. Et la cheffe Cécile Duverger évacuer ses dernières craintes et donner la pleine mesure de son talent.

Environ quatre-vingt personnes sont venues écouter le choeur de Cherbourg. Le Pater Noster de Gounod a ouvert le bal et suscité les premiers applaudissements. Puis les Sept paroles du Christ de Gounod ont installé un grand silence dans l’église. Le public a semblé saisi par la voix du récitant, Benjamin, qui lisait les paroles avant que le choeur les interprète avec émotion. Salve d’applaudissements à nouveau à l’issue de ce long cheminement.

La première partie s’est achevée par trois premiers motets de Claudio Monteverdi, dont le magnifique Confitebor. Il a permis de mettre en valeur la voix chaude et précise de la soprane Nathalie Omond, aux prises avec une partition très compliquée dont elle s’est très bien sortie. A l’entracte, les commentaires ont été très élogieux.

Beaucoup de générosité

La seconde partie du concert est encore montée d’un cran dans la difficulté avec les litanies à la Vierge, puis le Cantate domino.

C’est alors que Résonance s’est livrée à un exercice dont elle a le secret, en offrant un vrai bijou de musique contemporaine à l’assistance: le Svyati de John Tavener, très déroutant, avec ses arabesques au violoncelle et ses mélodies flottantes à treize voix!

Jet Planken a été chaleureusement applaudie après sa prestation. Il a fallu bisser avec le Cantate pour prendre congé de cette belle église. Les bénéfices de la soirée seront remis à l’association pour le Rayonnement de l’Eglise du Vast en vue de la restauration du tableau de la Fuite en Egypte.

La présidente avait, en début de concert, tenu à remercier Résonance pour son geste. Et le maire du Vast, qui a accueilli le groupe avec une extrême gentillesse…et de belles brioches, a souhaité que le choeur revienne une troisième fois dans sa commune.

La restauration du tableau est estimée à 10 000 euros.

L’église du Vast telle que les choristes ont pu la découvrir dans son écrin de verdure samedi avant le concert.